The Wall de Roger Waters à Zürich

mercredi 11 septembre 2013

Un album écouté et réécouté des centaines de fois, l'album de mon adolescence, aux paroles apprises par cœur, ou chaque note est connue d'avance, alors pourquoi aller le voir en concert ?
Justement pour tout ça et pour le spectacle !

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Arrivés dans le golden circle, agréable car pas trop serrés et à 5-6 mètres de la scène, on peut déjà constater l'énormité du décor : le mur, incomplet en son centre, couvre déjà tout le fond du stade (il doit bien faire presque une centaine de mètres) et la scène, dont la hauteur est pourtant impressionnante, paraît presque petite à ses côtés. Ce mur qui servira d'ailleurs comme écran de projection pour toutes les animations, films et caméras de scène : gigantesque !

Le concert débute dans une explosion de feux d'artifices et dès les premières notes de l'album, le groupe est au complet : une douzaine de musiciens tout de même ! Roger Waters s'avance pour chanter dans son costume de dictateur aux deux marteaux. Le show peut commencer.

Dans la foison de décors, on retrouvera les trois énormes marionnettes (le prof, la mère et la femme), l'avion qui s'écrase sur le mur, le sanglier planant au-dessus du public, mais ce qui apporte la réelle plus-value au show, ce sont les projections, remises au goût du jour tant au niveau de images que de l'actualité, même si on y retrouve parfois les dessins originaux de Gerald Scarfe.
Le concept-album tournant beaucoup autour de la guerre, on en a donc toujours pas fini : caméras de surveillance, drones, bombardiers lâchant des croix rouges, des croissants musulmans, des faucilles communistes, des logos de Shell, MacDo ou Mercedes, les portraits de Staline, Mao, Bush Jr., Allende, la 2ème guerre mondiale, mais aussi les plus récentes : Yougoslavie, Irak, Golfe … hommage aux victimes avant tout, dans un foisonnement d'images et d'informations à l'image de  notre société.

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Certaines animations donnent le vertige lorsque les briques du mur bouge d'avant en arrière, ou qu'il s'ouvre pour laisser place à d'autres animations, lorsque le célèbre bruit d'hélicoptère envahit le stade on ne peut rester  insensible à ces émotions qui nous secouent : impressionnant !
Les enfants suisses-allemands qui dansent sur scène lors du fameux "We don't need no education …" sont grandement remerciés par Roger, effectivement dans chaque ville, ce sont des gosses du cru qui viennent soutenir la chanson : sympa.

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Lorsqu'arrive la pause, le mur est complet devant nous, imposant.
La deuxième partie à l'image de la première se déroule selon la ligne du concept album, entre chansons calmes et d'autre plus rock, avec le point d'orgue de la soirée – pour ma part en tout cas – : un "Comfortably Numb" grandiose, les deux guitaristes se partageant les deux splendides solos, perchés tout en haut du mur : frissons garantis !

C'est une grosse machine, c'est monstrueux, mais le show est à la démesure attendue : ENORME !

(et cette fois, la pluie nous a presque laissés tranquilles ...)

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