Paul McCartney à Zürich

Lundi 26 mars 2012

paul

Paul McCartney. C'est une légende tout simplement qui se présente à nous dans le Hallenstadion de Zürich. Malgré un son un peu agressif, nous avons été sur un nuage 3 heures durant …

Alors bien sûr, il flottera tout du long un brin de nostalgie, forcément, mais à quasi 70 balais (il est du 18 juin 1942), Paul & son band vont enchaîner sans s'arrêter une quarantaine de compositions faites d'un bon mélange entre Beatles, Wings & ses propres compositions. Il faut dire que le gaillard a plutôt le choix parmi les centaines de tubes qui jalonnent une carrière aussi longue et prestigieuse.

Vu son statut quasi mythique il pourrait se contenter du minimum, mais il n'est pas de ce bois-là, et on lit le plaisir de jouer sur scène sur son visage et aussi sur celui des musiciens qui l'accompagnent maintenant depuis une dizaine d'années déjà. On rigole, on plaisante, on fait des blagues, c'est décontracté et amical.

Le groupe est impeccable : Brian Ray et Rusty Anderson sont non seulement de vrais guitar heroes, mais ils ont exactement le look que devraient avoir des "garçons dans le vent" d'aujourd'hui et ils ne boudent pas leur plaisir, Paul Wickens, le plus ancien - il tourne depuis 1990 déjà avec Paul - aux claviers et le monumental Abe Laboriel Jr. à la batterie complètent cette formidable machine à rocker.
Paul passe de sa célèbre basse Höfner, à la guitare, mandoline, ukulélé et piano, car en plus d'être un fameux compositeur et chanteur, le monsieur sait jouer de ces instruments et se fend même d'un petit extrait de "Foxy lady" en hommage à Hendrix … sympa !
Il raconte aussi quelques anecdotes qui ont égrenés sa vie bien remplie, s'essaye même courageusement au schwyzerdütsch, parle de ces anciens amis disparus John & Georges (11 ans déjà !) et de son ex-femme Linda décédée en 1998, leur dédie à chacun une chanson …

Quand il commence "Let it be" au piano l'émotion est à son comble, les yeux s'embuent, mais directement après, afin remettre les niveaux dans le rouge, le combo nous assène un "Live and let die" d'anthologie accompagné par un véritable feu d'artifice qui en surprend plus d'un : proprement incroyable !

Après un deuxième rappel, la chanson "The End" ne laisse planer aucun doute, c'est bien fini, dommage …

Pfouuu, quel concert ! Paul nous a rappelé que certains mythes durent et assurent, ont encore l'énergie et la joie d'être face à leur public, ils se sont fait plaisir et nous en ont donné : MAGICAL TOUR !

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