Paléo ... non pas les eaux ! (oui je sais ...)

Samedi 21 juillet 2011

J’avoue que le temps ne me motivait pas plus que ça à aller à Paléo, mais finalement, équipé de pied en cap (bottes, chapeau imperméable et K-way comme la majorité des festivaliers) la magie du festival et l’ambiance retrouvée ont opéré, et en plus la pluie a été parcimonieuse ce soir-là fort heureusement !

Tout a commencé avec Jean-Louis Aubert … Sacré Jean-Louis (à dire avec l’accent d’ici), on peut compter sur lui pour chauffer une salle et même de l’immense plaine de l’Asse il n’en a fait qu’une bouchée !!!

Toujours débordant d’énergie avec un sourire illuminant sa face d’un bout à l’autre du concert, on ne peut que craquer face à ce sacré bonhomme. D’aucun laisseraient supposer qu’il reste un éternel adolescent, peut-être, mais n’est-ce là qu’il puise toutes ses ressources et qu’il partage ce bonheur et cette flamme avec son public depuis plus de 30 ans ?!

Entouré de son ami de toujours Richard Kolinka à la batterie, lui aussi toujours plein de fougue, et de 6 autres musiciens (une 2ème batterie (!), deux guitares, basse, clavier et cuivres) Jean-Louis Aubert a délivré une belle prestation, jouant des titres récents mais sans oublier de revisiter de vieux morceaux, remontant même jusqu’à Téléphone. Un concert vécu comme le plaisir de retrouver une vieille connaissance en pleine forme !

2011 07 21-Paléo-Jean-Louis Aubert-PJ Harvey31Voulant aller revoir Anna Calvi qui m’avait déjà charmé lors de son passage au Bleu Lézard, j’ai vite déchanté et abandonné, car le Club Tent est déjà trop petit pour elle … dommage ! Le son étant assez mauvais à l’extérieur (on entend que les basses) on va en profiter pour visiter le village du monde et croquer quelque chose.

Bon dieu « elle » a déjà commencé, vite je me précipite vers la grande scène pour voir PJ Harvey qui a débuté son set. Première impression, la scène paraît trop grande pour ces 3 musiciens regroupés sur la droite, concentrés sur leurs instruments et PJ Harvey sur la gauche, à une certaine distance, silhouette noire emplumée, qui joue alternativement de la guitare sèche ou de la harpe. Les lumières sont crues et de plus comme ses deux derniers albums sont assez calmes comparés aux précédents, tout ceci donne l’impression qu’une salle plus intimiste aurait mieux convenu à sa prestation.

Malgré tout lorsqu’elle nous joue ses anciens morceaux un peu  plus rock, le public semble se réveiller. Mais, contrairement à Aubert qui a enflammé le terrain, PJ paraît un peu perdue, bouge peu et la délicatesse de l’ensemble s’est un peu perdu dans l’immensité du public de Paléo. Dommage mais si elle revient dans nos contrées, il faudra aller la voir dans une salle afin d’apprécier une artiste rare et précieuse.

Avant de partir, elle nous livre un dernier brûlot dans ce « Big exit » qui se termine dans un cri, pour nous rappeler qu’elle fait tout de même partie des grandes dames du Rock !

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(c) Photos F.Faignot

Et pour The Dø … bein idem qu’Anna Calvi, j’ai abandonné devant la foule massée devant la tente …

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