Paléo 2013 : Sophie Hunger & Neil Young

Mardi 23 juillet 2013

Sophie Hunger aura eu la difficile tâche de faire le 1er concert de la grande scène de la journée et du festival, puisque nous étions le premier jour, inutile de dire qu'elle a assuré une fois de plus.

Entourée des mêmes musiciens vus au Docks en décembre 2012, à part un nouveau tromboniste venu de Suède, on a pu apprécier l'aisance et la grande liberté accumulée lors de leur dernière tournée.
Chacun se lâche durant un morceau et de belle façon : le parisien Alexis Anerilles nous a fait 2-3 solos de piano & trompette magnifiques, notre Chaux-de-fonnier Simon Gerber s'éclate à la basse comme à la guitare, la charmante fribourgeoise Sara Oswald triture son violoncelle comme une furie, tout ceci sur la rythmique toujours impeccable du lausannois Alberto Malo. Quant au petit dernier (en fait il est plutôt massif!), il assure les parties de trombone et nous gratifie d'un ou deux beaux solos.
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Sophie, solaire comme à son habitude, survole tout ceci avec un grand sourire et l'émotion toujours à fleur de peau … que dire de plus ?
Merci Sophie et à la prochaine !!

 

Après s'être promenés & sustentés à une des échoppes du site, nous avons rejoint la grande scène, déjà bien occupée, afin d'attendre une des légendes de ce festival.


Ce n'est pas peu dire que Neil Young & ses Chevaux Fous nous ont décoiffés : les 3-4 premiers titres sont brut de décoffrage, guitares saturées en avant, longs solos de guitare, pour finir souvent dans un déluge de larsen … on pouvait s'attendre du bonhomme un concert à rebrousse-poil et c'est ce qu'il nous a proposé, en tout cas au début. Le "papy du grunge" comme certains aiment à l'appeler n'aura pas usurpé son surnom !
Puis le groupe est partit, et Neil, seul à la guitare a revisité quelques-unes de ses plus vieilles chansons pour le plus grand plaisir de tous : Heart of Gold, Comes a Time et une reprise de
Blowin' In The Wind de Dylan.
Prémonition - facile pourrait-on dire - : le retour de ses Crazy Horses fut marqué par la diffusion d’un enregistrement datant de 1968 à Woodstock : "… no rain ! no rain ! …" avec une image de pluie projetée sur scène, qui allait rapidement devenir hélas réalité sur le terrain !

Effectivement, juste avant de commencer Neil lève les yeux au ciel et débute un Like a Hurricaine d'anthologie alors que l'orage ramène ses basques et inonde en quelques minutes le festival, chassant la majorité du public vers la sortie, et nous de même finalement, j'vous raconte pas la rentrée …

L'ouragan s'est formé, le cheval s'est emballé, le ciel s'est ouvert ... un pur moment d'alchimie malgré tout !

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