Murat à l'Octogone de Pully

Mercredi 30 octobre 2013

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Jean-Louis Murat arrive tranquillement sur scène avec son batteur Stéphane Reynaud, scène flanquée de trois écrans blanc sur lesquels seront projetées - je dis bien projeté, donc aussi sur les deux musiciens, d'où les lunettes noires enfilées par Jean-Louis dès le début - des images de nature, arbres, cerises, rivière, herbes, chemins, neige, mais aussi pieds d'enfants dans un cour, roue de remonte-pente, et qui habilleront ainsi les chansons durant tout le concert.

Formation minimaliste donc pour un Murat de bonne humeur, sa telecaster noire  au son saturé et avec un max d'écho me fait parfois penser ces vieux bluesmen. Stéphane fait merveille à la batterie tantôt tout en finesse, tantôt décuplant le son pour marteler un passage plus rock. Tout ceci donne un concert légèrement linéaire, mais les deux compères tiennent le public en haleine, et "remplissent" la salle à eux deux d'une manière impressionnante, allant crescendo vers un final, juste avant le rappel, magnifique de puissance.

Auteur prolifique, qui n'a pas sa langue dans la poche, on le découvre aussi fin guitariste – tiens, encore un qui joue avec les doigts -, et sa voix profonde et légèrement nasillarde au timbre si particulier résonne dans la salle avec bonheur. Après 3-4 chansons, il commence à parler un peu, quelques gentilles piques par-ci par-là sur les français, sur les suisses … on se dirait chez lui à une répétition, c'est peut-être ça qui fait le charme, nous sommes petit à petit embarqués dans son univers, il remercie souvent et paraît en forme, presque apaisé.

A la sortie, il apparaît juste quelques minutes après le concert dans le hall d'entrée pour les dédicaces promises, toujours souriant, et je dois avouer que lorsqu' il vous regarde de ses petits yeux perçants d'un bleu incroyable, il impressionne …

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