Kate Bush Before The Dawn, Live 2014 !!!

Samedi 13 septembre 2014, London

Kate-Bush050--Before-The-Dawn--Tour-Tickets010.jpg

J’ai vu Kate Bush en concert ! ….
Comme beaucoup d’autres, jamais je n’aurai pensé pouvoir dire ça !

Alors beaucoup d’attentes, beaucoup d’émotions, un concert devenu un véritable événement national en Grande-Bretagne, 35 ans d’attente tout de même … et les 22 dates de concert complet en 15 minutes seulement !

Tout d’abord le lieu : avoir choisi la même salle dans laquelle est fit ses premiers pas en concert (et les derniers …) en 1979 n’est pas anodin, la salle a été rénovée mais n’a pas changé énormément et reste un très beau lieu de concert, avec son ornement art-déco. Un gage de qualité & de confort également pour le public.

Le concert débute après une entrée au Hammersmith Apollo bondée et une ambiance légèrement frénétique.
Tout commence avec une standing-ovation et les hurlements du public, l’introduction musicale et le monologue de Lily tout en douceur piur permettre aux musiciens de se placer et tout à coup arrive Kate Bush … redoublement des cris !
Elle paraît heureuse et souriante, pieds nus, avec un habit noir très ample et dès les premières notes on peut entendre la puissance de sa voix qui n’a pas beaucoup changé, même si elle est plus grave, plus mûre, on y reconnaît toutes les subtilités de son chant.

Les musiciens de tout horizon, ont été choisis avec soins, pas moins de cinq choristes (Sandra Marvin, Jacqui Dubois, Bob Harms & Jo servi), les percussions, primordiales dans ses albums, avec rien de moins qu’Omar Hakim (Miles Davis, Sting, Bowie, …) à la batterie, et un Mino Cinélu (Miles Davis, Peter Gabriel, Marcus Miller, …) explosif aux percussions, deux guitariste avec David Rhodes (compagnon de Peter gabriel depuis les débuts), et Friðrik Karlsson (venant du jazz lui aussi), une basse (malheureusement pas assez présente durant le concert) tenue par John Giblin (KB, Peter gabriel, …), et enfin deux claviers avec Jon Carin (Pink Floyd, D.Gilmour, …) et Kevin McAlea qui était présent lors du précédent tour en 1979 (!) et qui jouera aussi de l’accordéon ainsi que des uilleann pipes.

La première partie est plus classique dans la forme, mais permet ainsi d’apprécier ces musiciens, car pour la suite, place au spectacle qui tient quasi de la comédie musicale.
Acte I : l’intégralité de The Ninth Wave (la seconde partie de Hounds of Love) va être interprétée, avec des décors impressionnants et un jeu théâtral qui malheureusement coupe parfois le rythme (notamment l’épisode
Watching You Without Me, avec une mini scène d’un intérieur, un peu trop longue à mon goût). L’introduction (qui permet le changement de décors) se fait par un film projeté sur le rideau, d’une personne qui parle au téléphone avec les garde-côtes afin de leur signaler un navire en détresse. Puis nous voyons sur un grand écran une vidéo avec l’image de Kate Bush en naufragée, avec son gilet de sauvetage (image de l’affiche qui avait présenté l’annonce du show en mars) pour And Dream Of Sheep, scène que l’on retrouvera plus loin de scène en scène.  Sur scène, à coups de pioche et de tronçonneuse, des hommes percent la glace. Waking The Witch est un sommet, à la fois glacial et envoûtant, qui culmine lorsqu’elle est se voit sous la glace « It’s me … It’s me … ».
Une énorme machine au bruit d’hélicoptère survole le public d’un spot lumineux, à la recherche de la disparue. Et bien sûr Hello Earth, qui déjà me fiche les frissons sur disque à chaque fois, inutile de dire que là ! … De superbes personnages-poissons parcourent la scène et font mouvoir d’amples tissus pour suggérer la mer, alors que les musiciens sont cachés derrière une énorme carcasse de bateau échoué qui donne un fond de scène squelettique.
 

08_26-Kate-Bush--Before-The-Dawn--Premiere100.jpg

Acte II : A Sky of Honey (le 2ème disque d’Aerial), sera également joué en intégral, avec cette fois-ci un décor beaucoup plus bucolique, Kate Bush joue du piano à queue au milieu d’une forêt de bouleaux enneigée, une énorme porte sur la droite de la scène d’où sort soudain une marionnette de bois, de la taille d’un enfant, manipulée par un marionnettiste et qui se promène sur scène. Kate l’appelle « Over here … Over here … ». Pour Aerial Tal, elle a même fait les gazouillis en direct, chapeau ! Peu à peu l’atmosphère se fait plus sombre. J’ai moyennement apprécié la prestation de Bernie (le fils donc) et sa voix nasillarde, mais bon, l’amour d’une mère …
Le final Aerial est un des moments forts de la soirée, la musique monte encore en puissance, affublé d'un masque d'oiseau comme tous les musiciens, David Rhodes, lui qui est souvent effacé, va poursuivre Kate de sa guitare dans un solo endiablé. Les événements les plus surréalistes se produisent : la marionnette se détache de son maître et se met à courir toute seule, un arbre géant tombe du ciel pour faire éclater le piano à queue et Kate se voit attribuée de deux larges ailes noires, pour enfin s’envoler au-dessus de la scène sur un final inouï.

Après des applaudissements nourris et une standing-ovation (encore une ! Je n'en ai jamais vu autant dans un seul concert), elle revient pour interpréter le magnifique Among Angels (la seule chanson de son dernier album) seule au piano et ensuite inviter tous les musiciens à revenir pour une dernière salve avec Cloudbusting et le public debout, en extase !

Pour une artiste qui n'avait jamais remis les pieds sur une scène (ou si peu) depuis si longtemps, on ne peut que saluer la prestation impressionnante que Kate & son groupe nous ont donné ce soir, sa voix est restée magique et puissante, sa présence sur scène est étonnamment décontractée, pourvu que ce ne soit qu'un début. Une nouvelle aube ? …
J’ai vu Kate Bush en concert ! 

Yvo© 2014 -  Hébergé par Overblog