Anna Calvi vire au Bleu ...

Jeudi 14 avril 2011

L’endroit est plutôt étriqué et avec les critiques dithyrambiques parues dans les divers journaux spécialisés le concert affichait complet depuis belle lurette.

Anna Calvi arrive discrètement sur la gauche de la scène, avec son habit très vintage, ses blondes boucles et ses yeux ravageurs. Elle démarre son set en douceur, avec quelques larsens perturbateurs …

Le combo est réduit au strict minimum : une batterie, une percussionniste jouant également de l’harmonium et parfois un guitariste lorsqu’Anna se met simplement au micro (et aussi à cause d'une légère blessure au bras ?).

Tout ceci donne un son très brut, presque "garage" parfois, malgré sa musique plutôt pop-folk avec sa voix de « crooneuse » au vibrato suranné et sa guitare au maximum de la reverb.

Au milieu de ça, l'harmonium donne un souffle, un rythme comme des vagues qui se brisent sur le sable et colore le son un peu sauvage de douces mélopées chaudes et mélodiques.

Sous un aspect fragile et timide, elle saura donner pleine puissance à sa voix et se lancera dans un ou deux solos à l’arraché (notamment sur un "Love Won't Be Leaving" hypnotique qu'on aurait volontiers vu durer longtemps, très longtemps), peut-être imprécis mais diablement rocks et efficaces, dommage du peu !

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La comparaison avec PJ Harvey s'arrête un peu au fait que c'est une (jolie) femme avec une guitare, par contre la comparaison avec Jeff Buckley se fait bien sentir avec son jeu de guitare éthéré et sa voix qui donne les frissons.

La sono désastreuse ne met malheureusement pas en valeur les nuances de son interprétation entre murmures et chant puissant, et le très court concert (1h env.) nous donne un petit aperçu des possibilités de la belle.

On se réjouit surtout de la revoir dans de meilleures conditions car c'est une révélation … ou déjà une valeur sûre, si elle assure !

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