Stephan Eicher & die Automaten

Stephan Eicher & die Automaten

20 novembre 2016 Beausobre

Stephan Eicher ne fait rien comme tout le monde et il est souvent là où on ne l'attend pas, mais finalement n'a-t-il pas commencé comme ça ? Seul sur scène avec des machines ?
Rappelez-vous, à ses débuts en solo (Two people in a room) sa musique était préenregistrée sur des disquettes, musique qu'il complétait avec sa guitare comme aujourd'hui : la boucle est bouclée !

Cette fois-ci ce sont des automates qui l'accompagnent (orgue, batterie, métallophone, glockenspiel, et même un bobine Tesla (250'000 volts tout de même !), qu'il pilote par le biais d'un pédalier, de sa guitare ou du piano, car oui, le chef d’orchestre, c’est lui.
On pourrait se croire dans un décor de Terry Gilliams, avec des éclairages subtils, et un côté cirque qui émerveille, on a juste envie de savoir comment "ça marche" !

Tout ceci pour revisiter son répertoire avec la liberté qui le caractérise : Les Filles du Limmatquai, Two people in a room, Rivière, Déjeuner en paix, Hemmige, etc… jusqu’aux compositions les plus récentes. Certaines versions sont carrément transcendées par cet orchestre-fanfare, avec toujours la guitare incisive de Stephan pour redonner un côté rock à l'ensemble.

Dans une ambiance intimiste, Stephan offre une véritable performance musicale, préparant ses automates tout en dialoguant avec le public, il pose des questions, y répond, raconte des anecdotes, explique, avec son humour, sa décontraction habituelle et sa curiosité du monde.

A la fin, il demande aux spectateurs de programmer sur leur mobile l'alarme de leur réveil, le temps d’une ultime chanson. Comme il l'a expliqué auparavant, lorsqu’il comparait le geste des accros du mobile à une caresse équivoque d'un hamster (!), chacun se soumet à son petit animal et les sonneries retentissent dans toute la salle. Des crickets digitaux, des fanfares synthétiques, une symphonie binaire pour clore ce concert hors normes …

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