Satriani au Métropole : GuitarMan !

  • Yvo
Satriani au Métropole : GuitarMan !

La soirée commence avec Dan Patlansky, du rock-blues qui déménage, très influencé par Hendrix pour le jeu de guitare, plus inspiré par le côté rythmique que par certains solos, il assure malgré tout avec ses 2 acolytes une très bonne première partie.

Un petit changement et quelques réglages plus tard, un gros son sort des baffles, des images défilent sur les 3 écrans du fond et arrivent alors Joe Satriani & son band qui démarrent sur la chanson titre du dernier album Shockwave Supernova.
Un guitar hero entouré comme il se doit de très bons musiciens, tout d'abord Mike Keneally qui a la double casquette de claviériste et de guitariste, il va d'ailleurs nous faire un duo-solo en jouant guitare & claviers en même temps, proprement incroyable. Celui-ci est secondé par deux membres des Aristocrats Marco Minnemann le batteur survitaminé qui nous offrira un mémorable solo, chose qui d'habitude ennuie rapidement, mais il nous l'a fait très varié & original, et son ami bassiste Bryan Beller qui a également accompagné Dream Teather, Steve Vai ou Dweezil Zappa, rien que ça. Dommage que sa basse soit souvent un bourdonnement plutôt qu'une vraie ligne musicale.

On est vite fascinés par la technique de celui qui est considéré comme un des guitaristes rock les plus accomplis de sa génération. Depuis 30 ans il explore avec bonheur toutes les facettes de son instrument de prédilection et il en fait clairement ce qu'il veut avec une facilité déconcertante.
La technique incomparable est là, impressionnante, mais parfois au détriment d'une certaine musicalité.

Satch fait preuve d'une grande complicité avec les personnes l'accompagnant sur scène, se mettant parfois en retrait pour laisser place à ses musiciens, chose assez rare avec les guitar heroes, faisant même le bœuf avec eux.
Avec ce live, Joe Satriani montre qu'il est bel et bien le maître incontesté lorsqu'il s'agit d'avoir une guitare entre les mains. Le risque de ce genre de concert, basé exclusivement sur de l'instrumental deux heures durant, est que le public peut s'ennuyer devant la virtuosité, et malgré certains morceaux plus mélodique, on arrive à se lasser de toutes ces notes …

A noter que c'est un plaisir de retrouver cette splendide salle du Métropole, avec une excellente acoustique, dans un décor intemporel ... longue vie aux concerts dans une salle digne de ce nom, ça fait longtemps qu'on attendait ça à Lausanne !

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